Sortir du lot : comment CASPer aide-t-il les candidats et les comités d’admission?

January 17, 2017/

Vous comptez déposer une demande d’admission à un programme de formation générale et tout semble normal jusqu’à ce que l’on vous demande de vous soumettre à l’examen CASPer, un test de jugement situationnel servant à évaluer vos caractéristiques personnelles et professionnelles. S’agit-il d’un autre obstacle coûteux en temps, ou CASPer pourrait-il réellement augmenter les chances que votre candidature soit retenue?

Pour répondre à cette question, mettez-vous à la place des comités d’admission qui se penchent sur chaque candidature, sans exception. Chargés de sélectionner les meilleurs candidats dans d’importants bassins de personnes qualifiées, ces comités sont constamment à la recherche d’outils qui les aideront à préciser la signification de « meilleur » et à prédire avec exactitude les comportements. Mais comment ces comités peuvent-ils s’assurer de ne pas omettre de bons candidats?

La méthode traditionnelle : les évaluations pédagogiques

Il existe depuis longtemps toute une gamme d’outils permettant de prédire la manière dont les candidats effectueront des tâches fondées sur le savoir. Par exemple, la moyenne pondérée cumulative (MPC) et des tests standardisés comme le test d’habileté scolaire (SAT), le Test d’admission de deuxième cycle en gestion (GMAT), le Law School Admission Test (LSAT) et le Medical College Admission Test (MCAT) sont utilisés pour déterminer si les candidats aux programmes réussiront à comprendre, à retenir et à appliquer les éléments théoriques. Presque tous les comités d’admission universitaires ont recours à ces outils en lesquels ils ont confiance parce que ces derniers sont fiables (les résultats sont relativement stables entre les différents tests d’un même candidat) et ont une validité prédictive (les résultats correspondent aux futurs comportements du candidat évalué).

Mais qu’en est-il de la personnalité?

Bon nombre de comités d’admission s’intéressent à d’autres facettes des candidats, pas seulement à leurs connaissances théoriques, et savent que les meilleurs candidats n’ont pas toujours les meilleurs résultats aux tests sur les capacités cognitives. En outre, des recherches démontrent que bien des problèmes rencontrés en milieux universitaires et professionnels découlent de troubles liés au professionnalisme et à la personnalité, pas aux connaissances. Soulignons d’ailleurs que l’accent mis sur les caractéristiques personnelles et professionnelles s’intensifie. En effet, le personnel des établissements universitaires et les employeurs ne veulent pas seulement savoir à quel point les apprenants retiendront les connaissances apprises, mais plutôt si ces derniers sont susceptibles de bien se comporter.

Les administrateurs des programmes de formation générale se servent souvent de déclarations personnelles, de lettres de recommandation, de curriculum vitae et d’entrevues individuelles pour évaluer les caractéristiques personnelles et professionnelles. Or, le problème est logique. D’une part, les déclarations personnelles – peu objectives – ne sont pas rédigées seulement par les candidats, tandis que les lettres de recommandation sont presque toujours outrageusement positives. D’autre part, les entrevues peuvent bien ou mal se dérouler pour des raisons sans liens avec les compétences des candidats. Notons que des recherches universitaires démontrent clairement que ces méthodes ne peuvent pas prédire les comportements et nécessitent un important investissement en temps de la part des candidats et des comités d’admission.

Two men shaking hands and looking at each other with smile while their coworkers sitting at the business meeting

Une meilleure manière d’identifier de bons candidats

C’est alors que l’examen CASPer entre en jeu. Composé de douze sections et de questions ouvertes, il permet aux candidats possédant des compétences générales essentielles, mais difficiles à enseigner, de se démarquer de ceux qui obtiennent de bons résultats dans les évaluations strictement théoriques. Cet examen évalue de façon fiable des caractéristiques personnelles et professionnelles (communication, éthique, empathie) d’une manière qui prédit les comportements. L’élaboration de CASPer a débuté en 2005 et chaque année, celui-ci se perfectionne grâce à la poursuite des recherches universitaires sur le sujet et aux commentaires formulés par les établissements d’enseignement.

Vous croyez peut-être a priori que l’examen CASPer n’est qu’une étape de plus dans un processus déjà fastidieux. Or, grâce à cet examen – essentiel pour sortir du lot –, les administrateurs des programmes verront votre véritable personnalité, pas seulement vos connaissances. Si diverses raisons font de vous un excellent candidat, votre candidature ne se perdra pas dans la masse et vos chances d’être sélectionné augmenteront.